Le coucher de soleil sur l'Anti Liban


C'était un soir d'Août, juste avant le coucher de soleil sur l'Anti Liban. J'avais les larmes aux yeux autant le crépuscule dans la Bekaa est beau. 

Rien n'arrive aussi vite au coeur que le crépuscule dans la Bekaa, ils le savaient bien les romains, quand ils ont construit les temples de Baalbek, dont seul celui dédié à Bacchus est aujourd'hui resté intact.

Après plusieurs années engagées dans la promotion des vins Libanais à Paris pour l'importateur Sodimo, j'ai décidé que le moment était venu de m'engager directement dans ma passion pour le Liban, être en première ligne.

J'ai donc réfléchi à comment je pouvais le faire avec mes petits moyens. C'était pas facile, j'ai commencé à écrire un livre, mais face à une manque de temps et budget, j'ai décidé de mettre en stand-by ce projet en attendant du temps et de l'argent.

J'ai pensé à combien de fois j'ai du expliquer l'unicité du Liban, pas uniquement pour ce qui concerne le vin, mais aussi et surtout pour ce qui concerne le climat, la morphologie du territoire, la culture, la religion, les tradition d'un pays qui dans un certain sens sont liées à nos racines millénaires.

J'ai pensé que créer une collection de 1000 bouteilles à partir d'un cépage local peu utilisé pour la production du vin, mais récemment redécouvert grâce au travail pionnier de Château Musar, suivi ensuite par Château Saint Thomas, Domaine de Wardy et plus récemment d'autres caves, pouvait être un bon outil pour expliquer la singularité et richesse culturelle de ce petit pays du Moyen Orient.

J'ai donc choisi un vigneron très spécial et passionné, Roland Abou Kater, dont je vous raconterai l'histoire bientôt, pour m'aider à produire 1000 bouteilles de 100% Obeïdeh du Liban.